08.08.2007
Rappel de nos propositions en 2006
· Augmenter le budget. Il ne représente qu’un euro par caennais. Une politique notable doit représenter 10 euros par habitants. La solution réside entre ces deux chiffres.
· Création d’un bureau d’étude à la mairie. Toutes les villes allemandes en ont un. Il permettra d’utiliser au mieux l’enveloppe revalorisée en optimisant la mise en place des infrastructures. Il s’agit de mettre en place un réseau relié en tenant en compte les contraintes. Il est à noter que la création d’un monsieur vélo fait partie des propositions de Mme Le Brethon, autant instaurer ce service dans notre propre ville.
· Mise en place d’un réseau relié permettant la pratique permanente du vélo. Il s’agit d’utiliser des infrastructures pas forcément coûteuses (contresens cyclables, zones 30, partage de trottoirs larges) mais aussi développer des pistes cyclables le long des principales artères de la ville. Le cycliste doit avoir toutes les possibilités de circulation et ne pas devoir slalomer pour continuer son chemin. Une solution doit donc être trouvée dans chaque rue. Le plus important est d’aménager les grands axes que sont la rue d’Auge, le route de la Délivrande, la rue de Bayeux, la rue de Falaise, la rue Basse… qui distribuent les quartiers à partir du centre. Il serait ensuite utile de penser un sorte de périphérique pour vélo qui contournerait le centre ville en empruntant des voies existantes (comme à Cologne).
· Remplacement des zones de stationnement automobiles le long de certains trottoirs quand la mise en place de bandes cyclables ne laissent pas d’autres solutions. En Allemagne, ces bandes de stationnement autos n’existent tout simplement pas, elles sont occupées par les ‘petites reines’.
· Développement des parcs à vélos. En petit nombre mais multipliés dans la ville, ils permettent une utilisation optimale et un arbitrage des citoyens en faveur de cette solution de déplacement.
· Installer ces infrastructures en priorité près des lieux de vie des habitants. Les concentrer autour du lieux de travail, scolaire ou de consommation, a un effet très bénéfique sur l’évolution des consciences. Le vélo devient un moyen de transport très pratique.
· Développement d’une signalisation spécifique pour les cyclistes. Elle doit permettre au cycliste de connaître les solutions qui s’offrent à lui, et de voir les directions à hauteur de vue.
· Développement des points de location. Il est étonnant que Caen ne soit pas une ville pionnière dans ce domaine, laissant les bénéfices de l’image à la ville de Lyon et son système Vélo’ve. Dans plusieurs points de la ville, des bicyclettes doivent pouvoir être louées à des prix attractifs.
· Création d’une maison du vélo à Caen. Située en centre-ville, elle deviendrait le lien entre les usagers et les services municipaux. Le développement du réseau pourrait ainsi se dérouler dans un esprit de concertation directe. Elle deviendrait une vitrine de l’action de la ville, donnerait des informations concernant les projets en cours, deviendrait un acteur de la sensibilisation et de la prévention. Elle aurait également un rôle auprès des touristes, leur proposant de découvrir le centre-ville à bicyclette.
· Promouvoir le vélo comme vecteur de lien social. Organiser des ballades à thème le soir afin de découvrir un autre visage de la ville. Des sorties nocturnes peuvent rassembler les habitants de manière festive et culturelle. Le programme serait défini en concertation avec les différents acteurs et disponible à la maison du vélo.
· Privilégier l’inter-modalité. Le Tram et le vélo sont compatibles à Cologne, où le cycliste peut passer facilement d’un mode à l’autre. Il peut voyager avec sa bicyclette. Le caennais, malgré les promesses de départ pour les heures creuses, n’a pas cette chance. Il faut donc autoriser le vélo dans le tram aux heures creuses !
· Intégrer le vélo dans tous les nouveaux projets urbains. Les nouveaux quartiers (comme celui de la gare) représentent la ville de demain. Il faut donc qu’il ait toute sa place dans les projets. Sinon, cela veut dire que la ville de demain se construit sans lui et que l’on ne souhaite pas son développement.
· Instaurer une concertation régulière avec les associations d’usager. Des réunions regroupant des membres du bureau d’étude, de la maison du vélo et des usagers doivent avoir lieu régulièrement pour réfléchir aux améliorations.
· Augmenter la subvention des associations d’usagers. Pour qu’elles deviennent des partenaires crédibles et efficaces pour communiquer leur passion aux habitants en organisant diverses manifestations.
· Organiser la fête du vélo tous les ans. Seul Mondeville l’a fait en 2005, ce qui n’est pas concevable pour une ville de la dimension de Caen. La ville doit proposer un programme riche en manifestations aux habitants.
· Mener des campagnes de sensibilisation et de promotion actives. La campagne d’affichage donne des résultats très positifs, il faut la poursuivre. La sensibilisation doit être une priorité dans le milieu scolaire de l’agglomération.
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